mardi 17 mars 2015

"Odette Toulemonde et autres histoires" d'Eric-Emmanuel Schmitt.

Ce bouquin, ça fait bien longtemps que je l'ai lu... et relu.
Toujours avec autant de plaisir.
Ce sont des petites histoires courtes et pleines de sens: faciles et rapides à lire... mais leur morale nous reste en mémoire pour un bout de temps.
Elles rendent heureux, sans prétention, et c'est bien là l'essentiel.




Je ne suis pas toujours conquise par les livres de Schmitt (par exemple, "Lorsque j'étais une oeuvre d'art" m'a un peu laissée sur ma faim), mais celui-ci est une pure petite merveille que je vous conseille vivement de lire, et éventuellement de garder sur un petit coin de votre table de nuit.
C'est le genre de recueil que l'on peut toujours avoir près de soi, au cas où, il nous viendrait une envie de croire encore en l'avenir de l'humanité à travers les petites choses simples de la vie.
L'auteur, à travers des univers aussi divers et variés que possible, nous transporte dans sa volonté de croire que, malgrés les affres de la vie, tout est encore possible... J'adore cet état d'esprit qui n'est pas aussi niais et naïf qu'il en a l'air ;)
C'est une oeuvre résolument optimiste !

Vous pourrez y retrouver les histoires suivantes:
- Wanda Winnipeg
- C'est un beau jour de pluie
- L'intruse
- Le faux
- Tout pour être heureuse
- La princesse aux pieds nus
- Odette Toulemonde
- Le plus beau livre du monde.

La plus longue de ces nouvelles s'intitule donc "Odette Toulemonde". Elle a d'ailleurs fait l'objet d'un film du même nom, avec Catherine Frot et Albert Dupontel (tous deux, que j'apprécie énormément), et réalisé par Eric-Emmanuel Schmitt lui-même. Inutile de vous dire que ça aussi, il faut que ça fasse partie de votre filmographie ! ^^





Ce que dit la quatrième de couverture de mon édition Livre de Poche:
"La vie a tout offert à l'écrivain Balthazar Balsan et rien à Odette Toulemonde. Pourtant, c'est elle qui est heureuse. Lui pas. Leur rencontre fortuite va bouleverser leur existence.
Huit récits, huit femmes, huit histoires d'amour. De la petite vendeuse à la milliardaire implacable, de la trentenaire désabusée à une mystérieuse princesse aux pieds nus, en passant par des maris ambigus, des amants lâches et des mères en mal de filles, c'est une galerie de personnages inoubliables qu'Eric-Emmanuel Schmitt poursuit avec tendresse dans leur quête du bonheur."

Mon extrait marquant des premières pages du livre (dans la nouvelle intitulée "Wanda Winnipeg":
" Wanda Winnipeg a accédé à ce moment heureux dans la vie d'une ambitieuse où, enfin, le cynisme finit par produire une sagesse: libérée de l'exigence morale, elle jouit de la vie telle qu'elle est et des hommes tels qu'ils sont, sans s'indigner."

Mon extrait marquant de la nouvelle "Odette Toulemonde":
"Elle ressentit une grande fierté à découvrir qu'elle connaissait le mieux l'auteur et ses oeuvres. Parce qu'elle était d'origine modeste, parce qu'elle travaillait comme vendeuse le jour et plumassière la nuit, parce qu'elle se savait médiocrement intelligente, parce qu'elle venait en bus de Charleroi, ville minière désaffectée, il ne lui déplut pas de se découvrir, parmi ces bourgeoises bruxelloises, une supériorité, sa supériorité de fan".

Mon extrait marquant des dernières pages du livre (dans la nouvelle intitulée "Le plus beau livre du monde":
"On a du mal à mesurer la joie qui réchauffa le coeur des femmes durant les jours qui suivirent. Avec cette petite mine de plomb, c'était leur coeur, leur lien avec le monde d'avant, la possibilité d'embrasser leurs enfants qui leur étaient rendus. La captivité devenait moins lourde. La culpabilité aussi. Car certaines s'en voulaient d'avoir fait passer l'action politique avant la vie familiale; maintenant qu'elles se trouvaient reléguées au fond d'un goulag, ayant livré leurs enfants à une société qu'elles avaient détestée et combattue, elles ne pouvaient s'empêcher de regretter leur militantisme, de se soupçonner d'avoir fui leurs devoirs et de s'être révélées de mauvaises mères. Ne valait-il pas mieux, à l'instar de tant d'autres Soviétiques, se taire et se replier sur les valeurs domestiques ? Sauver sa peau et la peau des siens, au lieu de lutter pour la peau de tout le monde ?"

Mon extrait marquant au fil des pages de la nouvelle "Odette Toulemonde":
"Franchement, ma vie, avant de vous connaître, je la trouvais souvent moche, moche comme un dimanche après-midi à Charleroi quand le ciel est bas, moche comme une machine à laver qui vous lâche quand vous en avez besoin, moche comme un lit vide. Régulièrement la nuit, j'avais envie d'avaler des somnifères pour en finir. Puis un jour, je vous ai lu. C'est comme si on avait écarté les rideaux et laissé entrer la lumière."


Ce livre est un de ceux que j'ai amenés dans mes bagages quand on a quitté notre cher Texas l'année dernière... Parce que je savais que j'en aurais eu besoin. Et j'avais raison.
Et il sera à nouveau dans mon sac quand je reviendrai cet été !
C'est une lecture qui fait du bien.

Florence.


#odettetoulemondeetautreshistoiresmonavissurlelivre #livresdEmmanuelSchmitt #unelecturequifaitdubien

2 commentaires:

  1. Hum il va falloir que je l'ajoute à ma liste des "à lire" hihihi
    bizz

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    Réponses
    1. Je te le conseille vivement ! ^^ Ca te fera un bien fou ! ;)
      Tu me diras ce que tu en penses... Bises.

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